15. février 2018
La lecture de roman impose une révision de la manière dont nous pensons l'éthique en la fondant sur des normes ou des principes car elle évoque l'identification avec des individus uniques et nous rend sensibles au contexte. Cet intérêt pour le particulier dont le jugement moral ne peut faire l'économie implique que la lecture est déjà une démarche morale et qu'elle nous conduit à prendre la mesure de la fragilité du bien. Les œuvres littéraires nous amènent à exercer notre...
15. février 2018
Le sentiment d'impuissance comme l'effroi face à tout changement, dont la rhétorique de la terreur est complice, sont à l'origine des ornières de la pensée. Ces ornières font entendre les chuintements du ressassement dans ce qu'on lit et dans ce qu'on entend. A la plainte quotidienne et légitime qui dénonce la pollution de l'air et annonce l'agonie de la planète se joint, inséparable, l'expérience déprimante des tensions agressives dans l'espace public. Les organes du pouvoir...
15. février 2018
La considération s'enracine dans l'humilité qui dépouille le sujet de tous les attributs conférés par la société et liés au rang. Elle met à nu l'individu et le rattache à tous les autres humains, le rendant égal aux autres et le liant, par sa chair, à tous les êtres qui sont nés et sont mortels. L'humilité est le chemin qui mène à la connaissance de soi et à la vérité, le lieu de l'observation à partir duquel on peut avoir un œil sur la vérité. Elle mène à la...
15. février 2018
Pourquoi les oiseaux chantent-ils ? , le paon se pavane-t-il ? Mais aussi pourquoi édifie-t-on des monuments sur les places publiques de nos villes ? Pourquoi les objets d’usage courant ont-ils le plus souvent été ornementés ? Bref pourquoi cet étalage de formes ? A ces questions on répond le plus souvent par diverses explications utilitaires et fonctionnelles : la vie animale comme la vie humaine seraient régies en dernière instance par l’exigence de la survie et de la...
31. octobre 2017
Le « bien commun » est-il définissable ? Ainsi pour beaucoup de philosophe (Amartya Sen, Martha Nussbaum), il n’existe pas de vérités définitives. La philosophie libérale dit que l’homme est la mesure de toute chose ce qui débouche sur la thèse radicale de l’indifférenciation des normes. C’est la communauté nationale, à travers ses représentants, qui va déterminer les lois qui pourront faire émerger ce bien commun, non seulement l’épanouissement du plus grand nombre...
04. septembre 2017
Ouvrir le hublot de la machine , pas nécessaire de faire fonctionner sa matière grise. Transvaser le savon liquide dans la cuve et tourner le bouton choisir la température. Ah oui, avant trier le linge. (réflexion oblige) Pause. Sur une autre machine, chercher des photos. Visages souriants, semblant de chaussures, les enfants nous entourent, quelques adultes les rejoignent. Hello ! « la voiture passe sur le pont ???? les planches sont-elles solides ?????? on y va. « Monnaie for ….. »...
04. septembre 2017
Dans la réalité, la taille n’est pas un paramètre que l’on pourrait fixer à volonté : chaque être vivant n’est viable qu’à l’échelle qui est la sienne. En deçà ou au-delà, il meurt, à moins qu’il ne parvienne à se métamorphoser. Il en va de même pour les sociétés et les cultures. La plupart des crises contemporaines (politiques, économiques, écologiques, culturelles) tiennent au dédain affiché par la modernité pour les questions de taille. Nous mesurons tout...
04. septembre 2017
La Route des Crêtes dévoile de nombreux panoramas d’exception : admirez la beauté des paysages et des lacs d’altitude tout en respectant la faune et de la flore fragile. Cette route a toujours inspiré dans mon esprit un équilibre, un position surplombante mais centrale dans la relation, les sensations que j'éprouve d'abord avec moi-même et puis bien sûr avec l'autre tans sur le plan affectif que social. Notre culture actuelle reste profondément imprégnée de la conviction...
17. août 2017
Notre société est malade, malade de ses passions nihilistes alimentées par une mondialisation neo-liberale effrénée qui nous a fait perdre nos valeurs et nos repères. L'homme n'est plus une fin en soi mais est devenu un objet, un moyen. Et c'est dans ce terreau vide de pensées que renaissent les nouveaux totalitarismes, et les idéologies théocratiques faites d'un terrorisme sans nom qui ne sont que l'avers d'un monde ou certains ne trouvent plus leur place. Nous devons retrouver le...
12. juin 2017
Si route il y a, conquérants ou commerçants ou chercheurs les empruntent, nous y rencontrerons des sages et des envahisseurs. Ce qu’il faut mettre en évidence, c’est qu’elle a été parcourue par les créations de la pensée du savoir-faire et de l’imagination humaine. Des dialogues se sont noués entre peuples divers, des idées nouvelles se sont diffusées et des techniques ont été transmises .... Dans le livre d’Edith et François –Bernard Huyghe « la route de la soie ou les empires du mirage »,

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